Marseille ( Poème Stéphane Casalta )



                                                                 Marseille




Marseille palpitant  sous le regard d’un ange 

Entre les autobus d’un paradis perdu 

Te sens  tu toi aussi parfois  un peu étrange ?

D’entendre  une clameur comme une voix têtue ?


Je monte vers ta plaine dévale ta montagne 

De la haut notre dame qui reçoit tous les voeux 

Les petits mots perdus et les petites flammes  

De ceux qui ne voient plus que des ciels nuageux 


Pourtant il y a l’espoir qui semble nous répondre 

Vers cinq heures sur le quai comme une déraison 

Et nous prenons les  rues qui semblent correspondre 

Avec l’impossible d’une autre dimension 


Partir ce n’est rien lorsqu’on a la Provence 

Avec ses Rivières et puis tant de poèmes 

Je me baigne a ta source comme on part en vacances 

Et je rejoins la mer pour sentir  sa bohème


Étais tu toi aussi dans cette parallèle 

De la rue du berceau  un soir ou je t’aimais 

Perdue dans  des boulevards ou dans quelque ruelle  

A ce même moment où le ciel  languissait 


Au retour de la corse je revois ta lumière 

D’oriental songe aux rampes des maisons 

Les façades noircies par le temps sur la pierre 

Il n’y a pas grand monde sous le soleil de plomb 


Je cours vers cet amour sans savoir ma veine 

Un cœur de vingt ans  dans ma poitrine bat 

Dévale l’escalier et cours vers Bonneveine 

D’où partent nos désirs et commencent nos pas 


Il n’y a pas que ton ombre sous le pré-haut tu sais 

Il y a ma folie qui traîne sa chanson 

Dans une année lumière on saura le secret 

De ce ciel de Frioul  orange à l’horizon 



Stéphane Casalta

2021












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